Bolita, Bolita, un nom évocateur d’aventures, de nature et d’isolement. C’est une maison, reculée aux abords du parc Corcovado, sans électricité et en pleine jungle. Le lieu idéal pour jouer les Robinsons et se plonger au coeur de la faune costaricaine.
Notre ami Yordan nous y emmène. Après 30 minutes de piste, nous arrivons au dernier village avant la jungle : Dos Brazos.

Ensuite, nous avons 45 minutes de marche pour atteindre notre petit havre de paix.

La végétation

 

Evidemment nous avons dans nos bagages nos provisions pour ces 2 jours en autonomie. Nous montons tranquillement, nous passons une rivière et après 45 minutes d’effort et 3 litres de sueur, nous arrivons à Bolita : petite maison sur pilotis avec en bas sa cuisine et à l’étage 3 chambres. Des toucans nous accueillent ainsi que Ron le propriétaire des lieux. Il nous explique le fonctionnement et les balades à faire.
Nous nous installons dans notre chambre avec vue sur le Golfe, si, si… Carl a opté pour un lit superposé dans la chambre d’à côté, la tête dans les arbres : il est trop heureux et s’exclamera « elle est pas belle la vie ! ».

On retrouve Fiona, jeune québécoise que l’on avait rencontré à Puerto Jimenez.

La grande échelleEchelle privée
Nous avons trop hâte de crapahuter dans cette végétation luxuriante à la recherche d’animaux insolites.

Après une petite pause, nous entamons une petite marche pour découvrir les alentours. On entend le cri des toucans (nous sommes devenus des experts) mais aussi des aras. Le chemin est facile, la forêt dense et nous sommes entourés d’arbres énormes. Là, les toucans s’envolent, se posent, sautent de branches en branches dans les arbres juste au-dessus de nous.

Majestueux

Sur une partie du sentier, la vue est dégagée et donne sur une vallée. Sous nos yeux ébahis, juste  en dessous, un vol de aras apparait dans le ciel bleu. Leurs couleurs sont éclatantes : incroyable, merveilleux, splendide, amazing. On a l’impression d’être dans film animalier. Cela commence bien à Bolita…

Le soleil se couche tôt alors nous préparons le repas vers 17 h, pour manger à la bougie vers 18 h et se coucher à 19 h 30 (pour Carl). Pour nous ce sera un peu plus tard  après une partie de yam et  discussion avec Fiona et Carla (volontaire catalane à Bolita). Nous nous endormons avec des éclairs d’orage comme lumière ! Un vrai bonheur !
Le réveil sera tout autant somptueux avec un lever de soleil dans le lit, mais si, mais si, avec en toile de fond un vol de toucans. Un peu plus tard, au petit dej, nous serons accompagnés par le cri des singes hurleurs.

Nous pensions faire une grosse rando jusqu’à une cascade puis revenir par la rivière pour voir des chercheurs d’or, mais le mois de mai est la saison des pluies et là, il pleut sans discontinuer ! Alors on patiente dans la cuisine sous les chambres, à discuter, écrire, dessiner, lire, boire du thé, manger ou bien faire un yam. Vers 16 h, le temps est plus clément, nous décidons de partir nous balader quand même et Fiona nous accompagne.

Touffu !

Même sous la pluie, atténuée par les arbres, c’est agréable et super beau. Le Golfo Dulce est dégagé, la vue est imprenable. En admirant le paysage, un groupe de toucans passent, au moins une dizaine, les uns après les autres… quel spectacle !

Retour sur le campement avant la nuit. Ce soir, des énormes crapauds jonchent le sol et croassent très fort. Nous verrons aussi un ver luisant magnifique, à plusieurs couleurs  les yeux vert fluo et l’abdomen orange fluo. Ce sera un coucher à 19 h ! De mieux en mieux !

Le lendemain, Vir se lève à l’aube jusqu’au point de vue à 30 minutes de marche pour admirer le lever du soleil.

Nous rentrerons à Puerto Jimenez après ces 2 jours passés dans ce lieu paisible.

Bolita restera un moment magique pour nous dans un cadre exceptionnel avec la tranquillité et la sérénité qui se dégagent de ce lieu.