Le 26 janvier, nous quittons Banlung à 8 h du mat, direction le Laos. Nous roulons pendant 1H30 en minibus et faisons une halte de 3 heures dans une ville proche de la frontière. Nous ferons à nouveau 1h30 de minibus pour enfin arriver à l’unique frontière Cambodge-Laos.
Nous faisons les formalités du visa. Nous ne cédons pas au chantage des officiers cambodgiens qui réclament quelques dollars pour nous faire un tampon (celui de sortie du pays) sur notre passeport. Par contre nous ne pourrons échapper aux quelques dollars usurpés par les officiers laotiens, sans quoi ils ne nous délivraient pas notre visa : les aléas des passages frontaliers.
Quelques minutes après nous arrivons à l’embarcadère pour aller sur l’une des 4000 îles.

Les méandres du Mékong

Les méandres du Mékong

Comme vous pouvez le voir sur la carte, le Mékong se divise en une multitude de bras laissant apparaitre des iles et ilots de verdure avant de se poursuivre en rapides et chutes d’eau spectaculaires et rejoindre le Cambodge.

Nous sommes tombés amoureux du Mékong et nous y revenons sans cesse comme attirés par un aimant. Nous apprécions tout de suite le paysage, le cadre, le calme, tout simplement la beauté des lieux où la vie s’y déroule paisiblement. Nous sommes sur une barque, nous ne savons pas où nous allons, nous n’avons rien réservé et nous découvrons à mesure que le bateau avance l’immensité des lieux et l’ile où nous allons passer quelques jours : Don Khône. Notre Guesthouse a un jardin donnant sur le fleuve où nous prendrons tous les matins notre petit déjeuner. Nous apprécierons tout particulièrement la confiture de figue maison d’Yvan que nous avions garder précieusement dans nos bagages pour ces moments inoubliables : un régal, merci Yvan !

Bonne maman au bord du mékong
Le vélo est propice pour découvrir l’ile, nous partirons le premier jour admirer le paysage et la cascade de Li Phi (ou Somphamit) en passant par un temple où des enfants improvisent une joute en barque devant nous. Après quelques kilomètres, nous bifurquons pour accéder aux cascades, nous y resterons une partie de l’après midi. Ici, on ressent la puissance de l’eau, le fleuve déboule de différents endroits et donne un coté sauvage tant par l’atmosphère qui s’y dégage que par le bruit continue. Au milieu des rochers, il y a des pêcheurs qui lancent leurs épuisettes pour prendre les poissons au passage… Nous sommes ravis de cette première première journée.

Sur le pont...

Le pont qui relie Don Det à Don Khone est le rendez-vous du coucher du soleil. Nous rencontrons une famille suisse qui voyage avec leur quatre enfants. Nous passerons la soirée avec eux.

Carte raprochée

Voici un plan rapproché : Nous habitions vers le N°6 ; le pont est entre 4 et 3 ; la grande cascade est N°7 ; l’embarcadère est au dessus de Don Det N°5 ; vos pouvez suivre les pointillés !

Le lendemain c’est reparti à vélo cette fois-ci dans l’autre sens. Nous allons vers l’ouest et admirons les paysages, la campagne avec ses fours en terre construit dans les champs pour faire le charbon de bois. ils remplissent le four de bois très serrés et entassés.

Four à charbon

 

Entasser le bois

Nous irons découvrir une autre cascade tout aussi puissante et sauvage mais plus propice à la baignade. Nous rejoindrons la famille Suisse pour faire ensemble l’autre partie de l’ile.
Je continuerai seule le troisième jour avec ma bicyclette bleue pour finir le tour de notre ile et celle de Don Det. C’est tranquille et sans voiture, c’est vraiment génial de pédaler,

Les rues du villageLa rue du village

 

Autre rue au coucher du soleil

Une autre rue au soleil couchant

Carl et Steph se font leur journée en duo : la piscine est au programme !
Le dernier jour, nous passerons une partie de notre journée à ramasser des galets du Mékong, à pique niquer, à marcher, à faire des ricochets et à observer les cueilleurs de noix de coco. Ils nous en offrirons une qui est délicieuse. Nous finirons ce séjour sur une barque à déambuler dans les méandres du Mékong à la rencontre des pêcheurs locaux.
Nous avons adoré ces îles mais le temps de reprendre la route est déjà venu…